Académie François Bourdon - Actions pédagogiques / Par exemple,

  • Pour illustrer le travail conduit auprès des classes primaires par le Centre de Ressources pour l'Enseignement des Sciences et de la Technologie, on lira ci-dessous le suivi d'un projet commun à trois classes de CM2 de la Circonscription du Creusot.

Centre de Ressources

 

Plus de renseignements ?

Et pont, et pont, petits (pata)ponts

  • Parmi les très nombreux plans anciens possédés par l'Académie François Bourdon, il en est certains qui ont le double avantage d'être en plusieurs exemplaires et d'être "lisibles" par des enfants. Ceux conservant la trace des ponts construits par les Etablissements Schneider dès le milieu du XIXème siècle sont de cette sorte et leur mise à disposition du Centre de Ressources pour l'Enseignement des Sciences et de la Technologie est à l'origine d'un projet de travail qui, d'abord scientifique et technologique, aura aussi des prolongements historiques ou artistiques.

  • Trois classes de CM2 se sont engagées dans ce travail, deux du Creusot et une du Breuil. Daniel Magnin, responsable du Centre de Ressources, Patrice Basset, Conseiller Pédagogique, en assurent la régulation. Leurs adresses électroniques respectives sont données en marge à destination des enseignants qui souhaiteront des informations plus détaillées ou qui, pourquoi pas, voudront reprendre l'idée à leur compte. A leur intention, il peut être également utile de préciser que le compte-rendu qui suit n'est pas donné comme modèle, seulement pour donner envie...

Prévisions pour la 3e séance

  • Finir les constructions en carton.

  • Peser chaque pont.

  • Tester la solidité de chaque pont (la procédure de test reste à définir, une solution pourrait être de mesurer la charge qui fait baisser le centre du pont de 2 cm (à définir) au milieu, cette solution ayant le mérite de ne pas détruire la construction, idée qui pourrait être reprise pour les ponts en spaghetti).

  • Ecrire sur chaque pont les deux mesures : masse du pont et masse supportée..

. A faire ensuite en classe

  • Calculer pour chaque pont le rapport masse supportée/masse du pont (solidité/poids)

  • Classer les ponts selon ce rapport

  • En examinant les constructions, essayer de comprendre pourquoi certaines sont plus résistantes que d'autres.

 

 

Avec l'aimable autorisation de Tamron

Une photo utile à illustrer ces séances

 

 

 

Travaux d'élèves - Exemples

 

 

< Séance 1 - Séance 3 >

Séance 2

  • Le tableau regroupant les résultats de la première séance a été commenté en classe au cours de la semaine. Il est repris en début de deuxième séance.

    • Les résultats d'une même expérience sont parfois très différents.

    • Comment peut-on expliquer ces différences?

      • Les plis n'étaient parfois pas suffisamment appuyés.

      • Les rondelles n'étaient pas toujours placées de la même façon sur le pont (parfois elles glissent et le pont se renverse).

      • Il faut recommencer une nouvelle expérience avec une nouvelle  feuille car une feuille qui a déjà été chargée se déforme plus rapidement pendant  la deuxième expérience.

      • Pour les pliages en └┘, les résultats dépendent de la hauteur des "rebords" : plus ils étaient hauts plus on pouvait mettre de rondelles.

      • Des élèves ont peut-être mal noté certains de leurs résultats.

    • Si vous aviez un pont à construire, quel modèle choisiriez-vous dans le tableau et pourquoi ?

      • L'avant-dernier du tableau  car il supporte beaucoup de rondelles et il  faut seulement 4 plis  pour le réaliser.

      • Le pont en accordéon (le dernier du tableau) est lui aussi très résistant mais on ne peut pas rouler dessus.

    • Y aurait-il une solution pour que l'on puisse rouler dessus?

      • Coller une feuille à plat au dessus de l'accordéon.

  • Le catalogue des plans de ponts Schneider est montré aux élèves.

    • Ce sont des ponts construits avec des poutrelles métalliques

    • Petite présentation des usines Schneider

      • Ce qu'on y fabriquait, à quelle époque, le marteau-pilon de l'entrée du Creusot…

  • Que représentent les trois dessins de chaque planche ?

    • Ce que l'on voit lorsqu'on est sur la rivière ou sur la route qui passe sous le pont.

    • Ce que voit le chauffeur lorsque le train ou la voiture arrive pour passer sur le pont.

    • Ce que l'on voit lorsqu'on est en avion juste au-dessus du pont.

  • Sur des chevalets sont disposées une dizaine de photocopies des plans Schneider ainsi que trois plans "grand format".

    • Les élèves circulent librement pour examiner les plans des chevalets puis se regroupent pour faire part de leurs observations, remarques, questions.

    • La structure en triangles est vite repérée.

      • Pourquoi des triangles?

      • Construction d'un triangle, d'un rectangle et d'un pentagone avec des barres de Meccano.

      • Seul le triangle ne se déforme pas lorsqu'on appuie sur les sommets.

    • Comment rendre le rectangle et le pentagone indéformables?

      • En ajoutant des barres entre les sommets (une seule pour le rectangle, deux pour le pentagone) on fait apparaître des triangles et les constructions ne se déforment plus.

    • Sur les plans, on remarque que certains ponts ont une structure métallique au-dessus du passage des véhicules.

      • Les élèves disent que ce sont des "tunnels".

      • Rappelons-nous les deux replis en haut des rebords qui permettaient d'accroître considérablement la portée du pont en └┘ lors des essais avec la feuilles de papier.

  • "En vous rappelant ce que nous venons de voir ensemble, vous allez maintenant construire par groupes de deux un pont avec des bandes de carton qui remplaceront les poutrelles métalliques. Vous viendrez également souvent revoir les plans sur les chevalets pour prendre des idées. Rappelez-vous qu'un pont doit être résistant mais pas trop lourd."

    • Matériel sur les tables :

      • Un "tablier" en carton de 30 cm de longueur et de 5 cm de largeur.

      • Deux petits rebords pliés (1 cm chacun, la bande de carton faisant 30x7 cm avant pliage des rebords) permettront de coller les bandes de carton de part et d'autre du tablier.

      • Des bandes de carton de 1 cm de largeur.

      • Colle (Ponal Express : colle blanche à prise rapide, il suffit de tenir appuyé quelques secondes pour obtenir un collage très résistant)

      • Ciseaux, règle graduée.

    • Les élèves mesurent et coupent les bandes de carton à leur convenance,

    • les assemblent pour confectionner de chaque côté du tablier des rebords └┘ comme dans les essais de la première séance.

  • Fin de la séance. Les constructions seront terminées en troisième séance.

  • Un compte-rendu de cette 2e séance est demandé aux élèves pour le lendemain matin.

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