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Prix F.Bourdon

Académie François Bourdon - Conférences

  • Chaque année, un cycle de conférences traitant de sujets très variés, de l’histoire industrielle aux recherches de pointe, est proposé.

  • A noter : ces conférences sont ouvertes à tous et gratuites.

Guy Renaud vient de publier "L'aventure du fer en Bourgogne. De Bibracte au Creusot"

 

 

 

 

Daniel Verwaerde, Directeur des applications militaires

Né en 1954, Daniel Verwaerde est ingénieur, diplômé de l'Ecole centrale de Paris. Entré au CEA en 1977 comme ingénieur mathématicien, il travaille jusqu'en 1996 au développement des méthodes numériques et des grands logiciels de simulation des armes. A ce titre, il dirige de 1991 à 1996, le département de Mathématiques Appliquées qui en a la charge au sein du CEA. En 1996, suite à la signature par la France du Traité d’interdiction complète des essais nucléaires, il est chargé de la mise en place du programme Simulation. Celui-ci repose sur trois composantes : la simulation numérique, la physique théorique et la physique expérimentale, notamment avec le laser Mégajoule construit près de Bordeaux. En juillet 2000, il est nommé directeur du centre DAM/Île de France à Bruyères-le-Châtel, où se trouvent notamment les équipes de concepteurs d’armes, de simulation numérique et de surveillance des traités et de lutte contre la prolifération. Il lancera, en 2002, le projet Ter@tec destiné à promouvoir la simulation numérique en France et à développer l’industrie informatique européenne. En janvier 2004, il devient directeur des armes nucléaires du CEA/DAM. A ce titre, il est responsable des projets d’armes nucléaires françaises: M45/TN75, ASMP/TN81 pour les composantes en service et ASMPA/TNA, M51/TNO pour les armes futures et du programme Simulation. Il est nommé Directeur des applications militaires le 3 avril 2007. Daniel Verwaerde enseigne également à l'Ecole Centrale de Paris depuis 1981, où il a été nommé, en 1991, professeur de mathématiques, responsable de l'enseignement de l'analyse numérique. Il a été auditeur du Centre des Hautes Etudes de l'Armement.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Académie François Bourdon - Conférences 2007 / 2008

  • 29 avril / Académie François Bourdon / 18h30

  • "Les débuts de la sidérurgie en Bourgogne" - Guy Renaud, professeur à la retraite de l'Université de Bourgogne, guide conférencier à Dijon.

    • La Bourgogne offrait dès les origines trois éléments favorables au développement de la sidérurgie : la présence de gisements de minerai de fer, des réserves forestières importantes et des voies d'eau assurant le transport et la fourniture en énergie.

    • L'aventure du fer commence sur les plateaux de Bibracte et Alésia, se poursuit grâce aux Cisterciens qui apprivoisent l'énergie hydraulique (abbaye de Fontenay). Elle connaît, à l'époque des Lumières, une réalisation grandiose avec les forges de Buffon, tandis que dans le Nivernais des ancres de marine sont forgées à Guérigny et Cosne-sur-Loire.

  • 18 mars /  Académie François Bourdon / 18h30

  • "Le programme simulation français" - Daniel Verwaerde

    • Cette conférence présente la démarche mise en place par le CEA pour pérenniser la dissuasion française après l’arrêt des essais nucléaires en 1996 : le programme Simulation.

    • Dans un premier temps, on montre l’ensemble des choix français réalisés pour rendre cohérents capacité de Simulation et formules nucléaires à garantir.

    • On décrit ensuite la démarche retenue, permettant de garantir l’impact des écarts que présentent les formules par rapport à une référence expérimentale.

    • On présente enfin les composantes de la Simulation et on dresse un bilan, après dix ans, de sa construction.

  • 26 février / Académie François Bourdon / 18h30

  • "Une application de la plate-forme 3D : la rétro conception d'un modèle de fonderie" - Jean-Jacques Liondenot et Marc Boulé

  • 28 novembre 2007 / Médiathèque du Creusot / 17h

  • "Le patrimoine ferroviaire" - Claudine Cartier, conservateur en chef du patrimoine des musées industriels - Emmanuel de Roux, journaliste au quotidien Le Monde - Georges Fessy, photographe d'architecture

    • L'architecture des gares, les ponts, viaducs et autres ouvrages d'art font la richesse du réseau ferroviaire français. Les neuf cents millions de passagers qui transitent chaque année dans les gares françaises ne jettent pourtant souvent qu'un regard distrait sur ces bâtiments.

    • Devenue un point de repère dans la ville, comme l’église, la mairie ou l’école, la gare semble être là depuis toujours alors qu’elle n’existe en réalité que depuis moins de deux siècles. Edifice à la fonction évidente, la gare est aussi un lieu où se mêlent les symboles. Elle nous parle de vacances, de communication, de vitesse et de dépaysement. Elle a inspiré nombre de peintres, de romanciers et de cinéastes. C’est aussi un univers de modernité et d’innovations technologiques, des ouvrages d’art audacieux aux machines à grande vitesse.

    • Né avec la première révolution industrielle, celle du fer et de la vapeur, le chemin de fer a suivi les différentes vagues de modernisation, celle de l’électricité et de l’acier, pour aujourd’hui s’adapter à la révolution informatique. Sans cesse repris, modifié, renouvelé, parfois violemment détruit et reconstruit, le patrimoine ferroviaire n'est resté figé à aucun moment de son histoire. Ces deux dernières décennies en sont encore la preuve avec l'apparition du TGV.

    • Véritable puissance économique, financière et technologique, le chemin de fer reste porteur de rêves.

       

  • 08 novembre 2007 / Académie François Bourdon / 18h30

  • "La Société Schneider face au travail obligatoire en Allemagne" - Françoise BERGER, maître de conférence en Histoire Contemporaine IEP Grenoble

    • L'entreprise Schneider, et en particulier la très grosse usine du Creusot qui retiendra plus particulièrement notre attention, a une situation singulière au regard du travail pour l'Allemagne. En tant qu'entreprise répondant aux commandes de guerres allemandes, elle est relativement protégée des prélèvements de main d'œuvres, pourtant cela n'empêche pas un grand nombre de ses ouvriers de partir en Allemagne au titre du STO.

    • La main d'œuvre du Creusot employée spécifiquement aux commandes allemandes, militaires ou civiles (en janvier 1941, 65%), mais aussi celle d'unités comme les Chantiers de Chalon-sur-Saône qui travaillent pour la Marine, est totalement protégée. Mais les autres activités de production ne bénéficient pas de cette protection spéciale. En raison des départs forcés, l'entreprise fait face à deux sortes de conséquences. D'une part, la présence en Allemagne d'un grand nombre d'ouvriers implique un travail spécifique des services de direction et des services sociaux. D'autre part, elle doit lutter en permanence pour remplacer les ouvriers absents (surtout des spécialistes), avec diverses embauches dans un marché du travail très tendu à partir de la fin de l'année 1942, et ceci sous la pression allemande en ce qui concerne la production.

    • On fera tout d'abord un état du personnel Schneider présent en Allemagne, avec sa répartition par entreprise et par région, le bilan des visites du directeur ou de ses adjoints, enfin une évaluation du coût humain et des coûts économiques et sociaux.

    • Seront ensuite présentés les conséquences de ces déportations du travail sur la gestion de la production de l'entreprise, avec l'évolution des effectifs des différents services, les points sensibles et les stratégies déployées en ce domaine.

       

  • 12 octobre 2007 / IUT du Creusot / 18h30

  • "Quels matériaux pour quelles automobiles ?" - Gérard Maeder, président de la Société Française de Mécanique (SFM), ancien directeur de l'Ingénierie des Matériaux chez Renault

     

  • 11 octobre 2007 / IUT du Creusot / 14h30

  • "Le pétrole dans l'après pétrole" - Roland Huin, ancien directeur de l'Institut Français du Pétrole (Vernaison)

     

  • 09 octobre 2007 / IUT du Creusot / 18h30

  • "Frédéric JOLIOT-CURIE : "un savant citoyen engagé dans son époque" - Gérard Pierre, professeur émérite

    • En partenariat avec l'UTB du Creusot

       

  • 08 octobre 2007 / IUT du Creusot / 18h30

  • "Corrosion des matériaux métalliques : des enjeux économiques aux approches scientifiques " - Vincent Vignal, chargé de recherche au CNRS

     

  • 18 septembre 2007 / Académie François Bourdon / 18h30 - Entrée gratuite

  • "L’artillerie confrontée à la technique, la tactique et la stratégie" - Lieutenant Colonel Gilles AUBAGNAC, conservateur du Musée de l'Artillerie de Draguignan

    • Affecté d’abord dans l’Artillerie, en 1981, à la sortie de Saint-Cyr (promotion Lasalle), le lieutenant-colonel Aubagnac est titulaire d’un DEA en histoire, diplômé de l’Institut National du Patrimoine et breveté technique de l’enseignement militaire général. Il a servi au Service historique de l’armée de terre à Vincennes, puis, conservateur au musée de l’Armée aux Invalides à Paris, il a été chargé de la création de nouvelles salles consacrées à la Seconde Guerre mondiale, avant de devenir le conservateur du musée de l’Artillerie (Draguignan) qui est en cours de rénovation. Gilles Aubagnac a publié de nombreux articles et communications, dirigé plusieurs ouvrages et participé à divers documentaires audio-visuels sur des sujets liés à l’histoire militaire et à la muséographie.

    • Quelles conclusions tirer de deux réussites technologiques - le canon Gribeauval et le 75 modèle 1897 - à l’épreuve du champ de bataille ?

      A la fin du XVIIIème siècle et la fin du XIXème deux canons ont été fabriqués en France et ont constitué, chacun à leur époque, de véritables révolutions technologiques.

      Le Gribeauval a été l’un des facteurs déterminants des victoires de la Révolution et de l’Empire sur les champs de bataille de l’Europe. C’est le canon du système Gribeauval qui est, par exemple, dans les mains de l’artilleur Bonaparte, l’artisan de la victoire de Wagram le 6 juillet 1809. Le 75 modèle 1897, est quant à lui en partie responsable des hécatombes françaises de l'été et l’automne 1914 : 300 000 morts français en quelques semaines.

      Ces deux exemples montrent que, sous peine de fiasco, technique et tactique ne doivent pas être étrangères l’une à l’autre mais, au contraire, évoluer dans une conception globale en s’adaptant aux évolutions politico-stratégiques de leur temps et ne pas être prisonnières des habitudes et des a priori.

      A la lumière de ces exemples et de la donne géostratégique actuelle quels sont les enjeux techniques, tactiques et stratégiques de l’artillerie française en ce début de XXIème siècle ?

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