|



 |
Académie François Bourdon -
Prix d'Histoire François Bourdon
"Techniques, Entreprises et Sociétés
industrielles"
Attribué
par l'Académie François Bourdon et la Fondation Arts et Métiers
-
La Fondation Arts et Métiers s’est donné pour
mission le développement d’actions éducatives, scientifiques et de
recherches.Ses actions se traduisent notamment par l’attribution de
subventions, bourses, prix. Pour sa part, l’Académie François Bourdon
s’est constituée dans le double but de sauvegarder des archives
industrielles et de promouvoir la culture scientifique et technique, par
le biais d’expositions, publications, actions pédagogiques. Naturellement
liées l’une et l’autre, la Fondation Arts et Métiers offre un prix
d’Histoire tandis que l’Académie François Bourdon en fait la promotion.
|
 |
-
Ce prix annuel est divisé en deux catégories. La
première, dotée d’un prix unique de 1 500 € couronne un ouvrage, le
manuscrit d’une HDR2 ou une thèse publiée ou soutenue au cours de l’année
2009. La seconde catégorie spéciale « Jeunes chercheurs » récompense avec
son prix unique de 750 € un mémoire soutenu au cours de l’année 2009.
-
Seuls les écrits publiés ou soutenus l'année civile du
lancement du prix sont recevables (par exemple : les écrits publiés ou
soutenus en 2009 peuvent participer au 12ème prix qui sera lancé à l'automne
2009 et remis au printemps 2010.
-
Pour concourir le candidat doit envoyer à l'Académie
François Bourdon, avant le 31 janvier de l'année suivant la publication
ou la soutenance, deux exemplaires de son écrit accompagnés d'un
curriculum vitae. Seul un exemplaire est rendu au candidat. L'Académie
François Bourdon en conserve un pour sa bibliothèque.
-
Au plus tard, au mois de juin, les candidats sont informés
individuellement par écrit du résultat des délibérations du jury.
-
Les lauréats sont invités à recevoir leur prix au Creusot à
l'occasion d'une cérémonie publique.
-
La participation au prix d'histoire François Bourdon
« techniques, entreprises et société industrielle » vaut pour acceptation
du présent règlement.
|
|
Prix 2009
|
-
Une sensibilité
olfactive nouvelle pousse les hommes de la fin du
XVIIIe siècle à rechercher la pureté de senteurs fines et légères aux
dépens des lourdes émanations de l’ordure ou du musc. Cette prise de
conscience, qui intervient à Paris, provoque au XIXe siècle le
développement des articles de parfumerie et de leur commerce. Dans cette
thèse, Eugénie Briot place le critère olfactif au cœur de son sujet et
appréhende « le thème des techniques du corps et de la construction des
apparences à une période charnière de l’histoire des sensibilités ». Sa
recherche propose un usage éclairé de l’histoire de la perception
olfactive autour du parfum qui va au-delà de l’histoire des
représentations. Elle s’intéresse notamment à l’histoire des pratiques,
des normes et des modes du paraître olfactif articulée autour de l’acte de
production et de consommation pour mettre en évidence les mécanismes et
les facteurs de promotion et proposer un regard sur les modes de la
parfumerie.
|
Eugénie Briot
"La chimie des élégances. La parfumerie parisienne
au XIXe siècle, naissance d’une industrie du luxe", Conservatoire National
des Arts et Métiers, Centre d’histoire des Techniques et de l’environnement,
2008, 515 p. + annexes, thèse réalisée sous la direction d’André Guillerme
et Laurence Lestel. Prix d'histoire de l'Académie François Bourdon et de la Fondation Arts et
Métiers |
-
Ce jeune chercheur propose dans son Master à la
fois une biographie de Paul Girod ainsi qu’une monographie de l’usine
d’Ugine avec ses équipements industriels comme sociaux. Dans son
introduction Franck Gavard Perret nous donne les clefs du titre de son
Master, expliquant : « Le choix de réaliser la biographie de Paul Girod
d’Ugine, et non simplement celle de Paul Girod, n’a rien d’anodin…c’est en
ces termes (Paul Girod d’Ugine) que l’on évoquait dans la région, et
au-delà, cet homme par bien des aspects exceptionnels, à la fois
ingénieur, inventeur et industriel, soucieux de son personnel. » .
|
Franck Gavard Perret
"Paul Girod d’Ugine. L’échec du fondateur
d’une entreprise électrométallurgique durable et reconnue ?" Université de
Savoie, Master 1 d’histoire, 2008, 154 p. + annexes sous la direction de
Denis Varaschin.
Prix "Jeune chercheur" |
|
Prix 2008
10ème anniversaire
du Prix François Bourdon



 |
-
Très tôt, les historiens britanniques s’emparent
du phénomène des « bris de machines » qu’ils interprètent comme « des
réactions spontanées et archaïques à la misère ». Dans une approche plus
sociale, ils sont attentifs « à l’impact des nouvelles méthodes sur les
formes de l’organisation du travail, ainsi qu’à la crise sociale et à la
politique réactionnaire des gouvernements qui justifient le mécontentement
populaire. »
-
François Jarrige propose une lecture neuve du «
bris de machines » qui ne peut pas être assimilé purement et simplement à
une réaction technophobe. Les « bris de machines » peuvent être aussi une
stratégie d’intimidation, une « forme de négociation collective par
l’émeute ». Dans sa thèse, l’auteur offre une étude de la construction
idéologique et des voies de diffusion des discours autour des bris de
machines. Il s’intéresse à ce phénomène, car à ses yeux, ils incarnent
notamment « les moments d’exacerbation les plus spectaculaires des
résistances sociales au machinisme durant la première industrialisation »
 |
François Jarrige
"Au temps des « tueuses de Bras », les bris de
machines et la genèse de la société industrielle (France, Angleterre,
Belgique), 1780-1860", sous la direction de monsieur le professeur
Christophe Charle, Université Paris1 Panthéon-Sorbonne, décembre 2007, 797
p.
Prix d'histoire de l'Académie François Bourdon et de la Fondation Arts et
Métiers |
-
Dans ce Master, Renan Viguié retrace l’histoire
riche des relations entre la France et l’Espagne autour de la question des
échanges d’électricité. Les premières coopérations transfrontalières
apparaissent dans les années 1920, mais l’échange d’électricité reste très
limité au point que l’on peut parler d’une histoire des échecs.
-
Au moment où RTE tente de construire une nouvelle
ligne d’interconnexion entre les deux pays, ce Master offre à comprendre
les difficultés historiques liées à ce projet.
 |
Renan Viguié
"Histoire des échanges électriques entre la France
et l’Espagne de l’Entre-deux-guerres à nos jours, Master 2, sous la
direction de monsieur Christophe Bouneau, Université Michel Montaigne-
Bordeaux 3, juin 2007, 502 p.
Prix "Jeune chercheur" |
|
Prix 2007
|
-
Alain Belmont, professeur d'Histoire moderne à l'université Grenoble 2 et membre du
Laboratoire de Recherche Historique Rhône-Alpes (UMR CNRS 5190),
-
Alain Belmont nous livre, dans ce remarquable ouvrage d'une lecture
particulièrement facile, le fruit de douze années de fouilles
archéologiques, de recherches en archives et en laboratoire. La Pierre à
pain raconte une épopée dont nous avions perdu le souvenir : les efforts
inouïs accomplis par les hommes du passé pour disposer chaque jour d'un
pain à la fois beau et sain.

-
Afin que leur aliment principal ne soit plus
infesté par du sable et des graviers qui coloraient la mie d'une teinte
disgracieuse, et surtout leur limaient les dents aussi sûrement qu'une
râpe d'acier, nos ancêtres du Moyen Age et de l'Epoque Moderne ont équipé
leurs moulins avec des meules taillées dans des roches aux propriétés
particulières et provenant de carrières spécifiques, les meulières.
-
Ces
meulières ne furent d'abord que de petits carrières alimentant de temps en
temps le moulin du village en meules caractérisées par leur médiocrité ;
mais, progrès aidant, elles furent peu à peu remplacées par des sites
gigantesques, employant des milliers d'ouvriers et expédiant des montagnes
de pierres d'excellente qualité jusqu'à l'autre bout de la Terre.
-
C'est
grâce à ces entreprises d'ampleur industrielle et grâce au savoir-faire
développé par des générations de meuliers que la France est devenue le
pays du meilleur pain du monde. Un siècle après leur abandon, les
meulières laissent derrière elles des vestiges souvent spectaculaires,
avec leurs fronts de taille étirés sur des kilomètres et perçant le sol de
rouelles géantes. Elles constituent un patrimoine remarquable de
l’histoire du travail et de la vie quotidienne, qu'on s'efforce à présent
de protéger et de mettre en valeur.
|
Alain Belmont
"La
Pierre à pain. Les carrières de meules de moulins en France, du Moyen âge à
la révolution industrielle"
Presses Universitaires de Grenoble, Grenoble, tome
1 231 p. et tome 2, 332 p.
Prix d'histoire de l'Académie François Bourdon et de la Fondation Arts et
Métiers |
|
Lauréats
|
-
Anne-Pauline Sebille, aujourd'hui résidente en
Angleterre, a réalisé son Master sous la direction de monsieur Jean-Marie
Moine, professeur à l’université François-Rabelais de Tours et spécialiste
de l'histoire de la sidérurgie.
-
Partant d’une interrogation succincte : « Que
font deux cheminées d’usine au milieu d’un quartier résidentiel ? »,
l'auteur retrace dans son mémoire le passé industriel d’un quartier
tourangeau, situé au bord de la Loire.

-
Trois fabriques ont rythmé la vie de cette
banlieue entre 1830 et 1940 : d’abord, deux fours à chaux ; puis, une
usine de produits chimiques ; enfin, une fonderie.
-
L’intérêt de ce mémoire est double. D’une part,
il retrace les stratégies des différentes entreprises afin d’attirer et de
conserver leur clientèle (innovations de procédé, qualité des produits,
souci de la santé des ouvriers et gestion du capital). D’autre part, il
souligne les bouleversements qui ont affecté la population locale d’un
point de vue démographique, environnemental et d’évolution des mentalités.
-
Ce travail permet de découvrir les mutations
économiques et sociales engendrées par l’installation d’industries dans un
département rural.
|
Anne-Pauline Sebille
"Portillon, un quartier
industriel tourangeau (1830-1940)"
Prix spécial "Jeune
chercheur" |
|
|
-
Charles Barthel nous livre un ouvrage qui
met en relief les actions des maîtres de forges du Luxembourg face à
l'environnement industriel, commercial et diplomatique changeant de
l'Europe des années 1920.

-
Comment les patrons d'un petit pays peuvent-ils
résister au poids écrasant exercé par leurs voisins? Depuis l'armistice de
Rethondes jusqu'à l'expiration du régime des contraintes économiques
dictées à Versailles, leur latitude fort restreinte les oblige de
s'accommoder des impérialismes français et belge, qu'ils montent cependant
habilement les uns contre les autres pour retirer leur épingle du jeu.
-
A partir de 1925, dans une Europe plus équilibrée
grâce au retour en force de l'Allemagne, des perspectives plus riantes se
dégagent soudain. Le rapprochement germano-luxembourgeois (notamment dans
la question sarroise) et la formation de l'Entente Internationale de
l'Acier permettent en effet à Emile Mayrisch de trouver une place de choix
dans le Locarno sidérurgique. En même temps, le retrait des capitaux
français investis au pays ouvre la voie à une collaboration renforcée avec
les aciéries wallonnes désormais ralliées à un effort commun de défense
contre les concurrents de la Ruhr et de l'Hexagone.
|
Charles Barthel
"Bras de fer. Les maîtres
de forges luxembourgeois, entre les débuts difficiles de l'UEBL et le
Locarno sidérurgique des cartels internationaux. 1918-1929"
Editions Saint-Paul,
Luxembourg, 683 p
Mention spéciale pour
« l'intérêt scientifique de l'histoire de cette période charnière pour
l'industrie sidérurgique européenne». |
|
Dans sa thèse Yves Bouvier retrace l’histoire du groupe industriel et
financier de la Compagnie Générale d’Electricité, depuis sa fondation en
1898 jusqu’en 1992. Il montre comment les innovations techniques et
organisationnelles (organisations interne et du marché) ont participé au
développement de ce grand groupe né comme entreprise d’électricité pour
devenir le leader mondial des télécommunications.
L’auteur interroge aussi la place de l’Etat dans cette épopée
industrielle, en se plaçant à partir de l’entreprise. Il met, notamment,
en lumière les passerelles « entre l’évolution de la structure étatique et
celle de la C.G.E. ».
|
Yves
BOUVIER
"La Compagnie générale
d’électricité :
Un grand groupe industriel et
l’Etat.
Technologies, hommes et marchés.
1898-1992."
Université Paris-Sorbonne
(Paris IV)
Prix d’histoire de l’Académie
François Bourdon et de la Fondation Arts et Métiers |
-
Pascal Labreuche est
restaurateur de peintures indépendant. Il assure du conseil en
conservation-restauration et des expertises des supports toile et châssis
des peintures.
-
Partant d’une interrogation sur ce que l’on
entend par « préparation commerciale et châssis standard » pour les
supports de toile à peindre, Pascal Labreuche retrace dans sa thèse,
l’histoire de l’industrialisation de cette filière qu’est la toile à
peindre.
-
Ce travail, particulièrement bien conduit,
permet de découvrir les mutations de la fabrication professionnalisée de
toile à peindre au cours de la première industrialisation.
-
L’auteur met en lumière dans son étude,
au-delà d’une histoire des techniques et des entreprises, « les relations
entre fabricants, artistes peintres et savants chimistes. »
|
Pascal LABREUCHE
"La toile à peindre
à Paris, 1793-1867.
L’industrialisation d’une
filière entre tradition et innovation"
Université de Nantes
Faculté des sciences
et des techniques.
Mention spéciale pour
« l'originalité et la qualité de son travail » |
|
 |
-
Professeur certifié en
histoire-géographie, Florent Le Bot, a soutenu sa thèse qui lui vaut le
prix d’histoire François Bourdon à l’Université Paris VIII sous la
direction du professeur Michel Margairaz.
-
Dans ses travaux Florent Le
Bot montre comment entre 1930 et 1950 la branche du cuir connaît en France
un cycle de réaction industrielle. Dans les années 1930, les très
nombreuses entreprises françaises de la branche du cuir sont confrontées à
la concurrence étrangère, comme celle du groupe Bata. N’ayant pas toujours
su s’adapter aux nouvelles méthodes de productions, elles s’organisent
pour mettre un frein à cette concurrence. Les organisations
professionnelles du cuir, les syndicats et leurs adhérents demandent la
restauration des droits de douanes.
-
Mais, faute de parvenir à
leurs fins par cette voie, l’auteur démontre comment les différents
secteurs de la branche s’enferment dans des logiques « exclusivistes,
malthusiennes et corporatistes » qui acclimatent « l’idée d’un rejet de
l’autre, sur des critères de nationalité, de religions ou de
pseudo-race ». La politique « d’aryanisation » économique appuyée par le
gouvernement de Vichy conduit aux mesures de spoliations qui sont perçues
par la « famille du Cuir » comme une légitime défense.
|
Florent Le Bot
"La réaction industrielle,
mouvements anti-trust et spoliations antisémites dans la branche du cuir en
France (1930-1950)."
Thèse de doctorat
Université Paris VIII
Vincennes-Saint-Denis. |
 |
-
Etudiant à l’université de
Paris XIII, Aurélien Prévot a réalisé la maîtrise qui lui vaut le prix
jeune chercheur sous la direction de madame Florence Bourillon et de
monsieur Philippe Boutry.
-
Dans son mémoire de maîtrise
Aurélien Prévot montre que l’électrification a permis aux compagnies de
chemin de fer, particulièrement celle du Nord, de répondre aux
encombrements du trafic. Cette dernière compagnie s’est engagée, dès le
dernier tiers du XIXe siècle, sous l’impulsion de l’ingénieur Albert
Satriaux, dans une politique active de recherche dans les domaines
électriques qui a conduit à de nombreuses innovations et un développement
de la Compagnie.
|
Aurélien Prévot
"Chemin de fer et innovation,
l'électricité dans les gares parisiennes de 1875 à 1914 : l'exemple de la
gare du Nord."
Devoir de maîtrise
Université Paris XIII
Val-de-Marne. |
|

Lauréats
2004 |
-
Maître-assistante à
l'université de Genève, Nadège SOUGY a soutenu sa thèse qui lui vaut le
prix à l'université de Paris I Panthéon-Sorbonne et à l'université de
Genève.
-
Avec ce travail, Nadège Sougy
apporte un regard tout à fait nouveau sur les exploitations minières en
s'intéressant aux travaux « au jour », essentiellement réalisés par les
femmes. Au-delà de l'étude, très bien menée, sur ce travail des femmes,
l'auteur montre que le charbon est, à l'instar d'autres productions, un
produit que l'on construit selon les besoins de la clientèle et de ses
utilisations.
-
Le jury souligne que cette
très bonne thèse est de surcroît très agréable à lire.
|
Nadège SOUGY
"Les charbons de la Machine
Valorisation et commercialisation des produits d'une houillère nivernaise de
1838 à 1938"
Thèse de doctorat d'histoire
Université de Genève et
Université de Paris I, Panthéon-Sorbonne, 830 p.
|
 |
-
Ce travail de maîtrise apporte
une réflexion sur le mythe Aristide Bergès, sur ses réseaux et sur le site
industriel de Lancey.
-
Ce travail, bien écrit,
apporte des promesses pour la suite des études de madame Chérot.
|
Géraldine CHEROT
"De la fabrique de pâte à papier
aux papeteries Bergès : l'histoire de l'entreprise et des entrepreneurs
Bergès de Lancey 1869-192"
Mémoire de maîtrise d'histoire
Université Pierre Mendès-France Grenoble II,
115 p.
|
|
En 2004, exceptionnellement, le
jury a décidé d'attribuer une « mention spéciale avec encouragement à la
publication » à Cyrille FOASSO |
-
Cyrille Foasso est ingénieur INSA-Lyon.
-
Avec cette thèse l'auteur apporte un regard
nouveau sur la sûreté nucléaire qui, sous sa plume, devient un sujet
compréhensible par tous. Loin de la langue de bois, Cyrille Foasso
appréhende « l'histoire de l'évolution des conceptions de la sécurité dans
le domaine technique ».
-
Comme le souligne l'auteur, « le choix de
l'électronucléaire était d'autant plus indiqué que, outre son potentiel de
danger considérable, à la différence de tous les autres développements
industriels passés, la sécurité avait été une priorité affichée dès le
début par les scientifiques qui développèrent cette nouvelle forme
d'énergie. »
|
Cyrille FOASSO
"Histoire
de la sûreté de l'énergie nucléaire civile en France (1945-2000)"
Thèse de doctorat d'histoire
Université Lumière-Lyon II, 1001p. |
|

Prix 2003
Cérémonie de
remise du prix |
-
Ingénieur de
l'Ecole Centrale de Paris et docteur en mécanique des sols de l'Université
de Grenoble, Jean-Louis Bordes a traité en tant qu'ingénieur puis chef de
projet ou expert, de nombreux problèmes de conception et de supervision de
travaux relatifs à des barrages, canaux et fondations de grands ouvrages
en Amérique du Sud, Asie, Australie, Afrique du Nord et France.
-
Sa thèse a été
remarquée pour sa précision et son érudition : "La longue durée était
nécessaire pour faire apparaître les constantes et les évolutions dans la
construction des barrages. Le barrage est pris ici comme un objet
technique, lui-même placé dans un environnement, dans un jeu de
compétences et de politiques. Les acteurs et les lieux (le chantier) sont
analysés. La démarche de terrain est convaincante parce qu'elle s'articule
avec des dépouillement d'archives considérables.
|
Jean-Louis Bordes
"Mobilisation et régularisation des ressources
en eau ; les barrages-réservoirs du milieu du XVIIIe siècle en France"
Thèse de
doctorat d'histoire
Université
Paris 1 Panthéon-Sorbonne |

Prix 2002
Yves Cohen |
-
Maître
de conférence à l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, Yves Cohen
a publié l'ouvrage qui lui vaut aujourd'hui d'être lauréat du prix
François Bourdon aux Annales Littéraires de l'Université de Franche-Comté
en 2001.
-
" Travail
époustouflant ", pour reprendre l'avis d'un des membres du jury. Avec cet
ouvrage, Yves Cohen renouvelle l'historiographie des pratiques
d'organisation industrielle et de l'introduction du taylorisme en France.
-
Pour
cette étude, l'auteur s'est appuyé sur les archives d'Ernest Mattern,
ingénieur Arts et Métiers, qui fut directeur technique et directeur des usines
Peugeot de 1917 à 1922 puis de 1928 à 1943. Outre les dossiers conservés
par l'ingénieur, ces archives contiennent aussi une autobiographie
professionnelle rédigée en 1941 et destinée à ses collègues de chez
Peugeot.
-
Conscient
des limites de ce type de source, Yves Cohen a su écrire avec un brio
extraordinaire une histoire intellectuelle de l'organisation du travail.
|
Yves COHEN
"Organiser
à l'aube du taylorisme. La pratique d'Ernest Mattern chez Peugeot,
1906-1919."
Presses
universitaires franc-comtoises, Besançon, 2001, 490 p. |

Prix 2002
Jean-Philippe
Passaqui |
-
Agrégé d'histoire, Jean
Philippe Passaqui a soutenu la thèse qui lui vaut aujourd'hui la mention
spéciale du jury en décembre 2001 à l'université de Bourgogne.
-
Beau travail, qui aborde un
aspect rarement entrevu de l'histoire industrielle, la thèse de
Jean-Philippe Passaqui pose la question de l'approvisionnement en minerai
et en charbon de l'entreprise Schneider de 1836 au lendemain de la seconde
guerre mondiale.
-
Importante pour la
connaissance des ressources, cette thèse contribue à l'histoire de la
géologie minière. Elle éclaire la question centrale de l'évaluation, en
quantité et en qualités, de ces ressources par l'entreprise, à mesure que
la science pratique progresse.
-
Cette thèse présente aussi
d'une façon nuancée et neuve le rapport entre déterminisme géologique et
améliorations techniques qui autorisent de nouveaux usages d'une matière
première. La longue durée permet de rendre compte de ces évolutions.
-
Jean-Philippe
Passaqui montre bien aussi que les Schneider ont eu une politique
d'exploitation moins économe, moins soucieuse d'avenir que celle des
compagnies minières, même s'ils ont progressivement appris à ménager les
ressources.
-
La question des transports
dominera longtemps le sujet. On s'aperçoit ainsi que la navigation
fluviale ou par voie de canaux est lente, aléatoire. Elle oblige à un
stockage de précaution, coûteux en argent et en espace.
|
Jean-Philippe PASSAQUI
"Intégration vers l'amont, politique d'approvisionnement en matières
premières minérales et combustibles fossiles solides, au sein des
établissements Schneider et Cie du Creusot, de 1836 à 1946"
Thèse de
doctorat d'histoire
Université de Bourgogne, 2001, 848 p. + un CD Rom.
|
 |
-
Agrégé
d’histoire, Nicolas Marty a soutenu en décembre 2000 la thèse qui lui vaut
aujourd’hui d’être lauréat du prix d’histoire François Bourdon.
-
D’un très
bon niveau scientifique, ce travail présente une histoire d’entreprise
presque globale.
-
A partir
des événements des années 1990 qui ont marqué la source Perrier (l’affaire
de la découverte de benzène dans les bouteilles et le retrait de la vente
de l’ensemble des bouteilles en circulation ; feuilleton des OPA d’Agnelli
puis de Nestlé), l’auteur s’interroge notamment sur la combativité "
débridée, l’attachement viscéral " du personnel à l’entreprise, qui va
bien au-delà de la simple défense de l’emploi.
-
Au-delà,
l’auteur étudie les origines de la notoriété " extraordinaire " de la
marque Perrier, les éléments qui ont permis de faire de cette société
languedocienne un des plus puissants groupes européens de
l’agro-alimentaire.
-
Dans sa
thèse, Nicolas Marty souligne combien la culture d’entreprise et
l’identité ouvrière ont joué un rôle extrêmement important pour le
développement et la notoriété de Perrier, aujourd’hui entre les mains de
la multinationale suisse Nestlé. Outre l’excellence de la démarche
historique, les membres du jury soulignent à l’unanimité la qualité de
rédaction de cette thèse, qui la rend très agréable à lire.
|
Nicolas MARTY
"Histoire
d’une grande entreprise en Languedoc. La source Perrier et son personnel
(1903-1990)"
Thèse de
doctorat d’histoire
Université de Perpignan
888 p. |
|

Jacques Desandrouin (1682-1761),
propriétaire des mines d'Anzin |
-
Yann Caron a réalisé cette
maîtrise d’histoire moderne sous la direction de Didier Terrier.
-
Ce travail a séduit les
membres du jury à la fois pour son aspect novateur et pour la qualité de
la rédaction.
-
Ainsi que le défini
l’auteur lui même l’objet de ce mémoire porte sur l’étude " d’une
rencontre entre des entrepreneurs, qui misent sur les richesses
potentielles du sous-sol à un moment où le marché devient très porteur, et
un état industrialiste, soucieux de concilier réglementation et
encouragements à l’initiative dans ce domaine ".
|
Yann CARON
"La Ruée vers le charbon et le fer"
Mémoire de maîtrise
Université de Valenciennes et du Hainaut-Cambrésis, 186 p |
 |
-
Physicienne (thèse de 3e cycle en physique obtenue en 1971), Nicole
Chézeau a soutenu en 1999 sa thèse en histoire des sciences et techniques
qui lui vaut aujourd'hui d'être lauréate du prix d'histoire François
Bourdon. Elle est aujourd'hui maître de Conférence en histoire des
techniques à l'Université de Haute Alsace à Strasbourg.
-
Sa thèse présente une histoire comparative internationale
de l'émergence de la métallurgie physique au tournant du siècle, incluant
les divers facteurs scientifiques, techniques, industriels et humains qui
ont modelé ses débuts.
-
D'un niveau scientifique très bon, ce travail novateur,
présente une belle synthèse sur les débuts de la métallurgie physique.
Ecrite dans un style sobre, cette thèse fixe un objet clair: "préciser
quand, comment, où grâce à qui... la métallurgie physique s'est structurée
comme science autonome ".
-
L'étude comparative internationale, permet à Nicole Chézeau
de montrer d'une manière très pertinente la capacité des savants à se
rencontrer, à se faire passer les idées et à diffuser le savoir.
-
Le jury souligne la place accordée à l'humain qui fait de
cette thèse une excellente approche historique de l'histoire des sciences.
|
Nicole Chézeau
"L'émergence d'un nouveau domaine scientifique
au tournant du XXe siècle : la métallurgie physique. Une perspective
internationale."
Thèse de doctorat en histoire des Sciences et des Techniques
Université de Nantes, 1999
|
|

Plan du transmetteur automatique
inventé par Werner.
Permet de communiquer en Morse |
-
Aujourd'hui
détentrice d'un DESS de l'université d'Angers (diplôme d'études
supérieures spécialisées) en "Histoire et métiers des archives", Elisabeth
Bühlmann a soutenu, en 1997, sa maîtrise d'histoire sous la direction
conjointe des professeurs Michel HAU et William SHEA à l'université Marc
Bloch de Strasbourg.
-
Soulignant la
belle écriture de l'ouvrage, le jury récompense cette maîtrise pour
l'originalité du sujet qui permet notamment de découvrir la saga encore
trop méconnue des Siemens.
-
Elisabeth
Bühlmann a réussi, à travers l'histoire de la construction de la ligne
télégraphique reliant l'Occident à l'Orient, une humanisation de la
technique.
-
Au-delà de
l'histoire technique, cet ouvrage est aussi une histoire d'hommes. Le
sujet aurait incontestablement plu à Jules Verne!
|
Elisabeth Bühlmann
"La ligne Siemens. La construction du télégraphe
indoeuropéen 1867-1870."
Editions Peter Lang, Bern, 1999, 165 p. |
 |
-
Le jury souligne la grande
lisibilité de l'ouvrage, et plus encore son aspect novateur dans la
recherche historique. Effectivement, les auteurs défendent avec brio la
thèse d'un développement industriel fort et précoce à Marseille lié à
l'émergence de la machine à vapeur et ce dès les premières années de la
Monarchie de Juillet. Contrairement aux affirmations d'une historiographie
ancienne, Marseille, grande cité commerciale apparaît comme une cité
industrielle française de premier plan dès les années 1830.
|
Xavier Daumalin
Marcel Courdurié
"Vapeur et révolution
industrielle à Marseille."
Editions de la Chambre de
Commerce et d'Industrie de Marseille-Provence. |
|
Droits réservés |
Contact
/
Accueil
|