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Académie François Bourdon - Prix d'Histoire François Bourdon

"Techniques, Entreprises et Sociétés industrielles"

Attribué par l'Académie François Bourdon et la Fondation Arts et Métiers

  • Le prix annuel est divisé en deux catégories. La première, dotée d'un prix unique de 1500 euros, couronne un ouvrage, le manuscrit original d'une habilitation à diriger des recherches ou une thèse. La seconde catégorie, spéciale « Jeunes chercheurs », récompense avec son prix unique de 750 euros un mémoire.

  • Seuls les écrits publiés ou soutenus l'année civile du lancement du prix sont recevables (par exemple : les écrits publiés ou soutenus en 2007 peuvent participer au 10ème prix qui sera lancé à l'automne 2007 et remis au printemps 2008.

  • Pour concourir le candidat doit envoyer à l'Académie François Bourdon, avant le 31 janvier de l'année suivant la publication ou la soutenance, deux exemplaires de son écrit accompagnés d'un curriculum vitae. Seul un exemplaire est rendu au candidat. L'Académie François Bourdon en conserve un pour sa bibliothèque.

  • Au plus tard, au mois de juin, les candidats sont informés individuellement par écrit du résultat des délibérations du jury.

  • Les lauréats sont invités à recevoir leur prix au Creusot à l'occasion d'une cérémonie publique.

  • La participation au prix d'histoire François Bourdon « techniques, entreprises et société industrielle » vaut pour acceptation du présent règlement.

Prix 2007

  • Alain Belmont, professeur d'Histoire moderne à l'université Grenoble 2 et membre du Laboratoire de Recherche Historique Rhône-Alpes (UMR CNRS 5190),

  • Alain Belmont nous livre, dans ce remarquable ouvrage d'une lecture particulièrement facile, le fruit de douze années de fouilles archéologiques, de recherches en archives et en laboratoire. La Pierre à pain raconte une épopée dont nous avions perdu le souvenir : les efforts inouïs accomplis par les hommes du passé pour disposer chaque jour d'un pain à la fois beau et sain.

  • Afin que leur aliment principal ne soit plus infesté par du sable et des graviers qui coloraient la mie d'une teinte disgracieuse, et surtout leur limaient les dents aussi sûrement qu'une râpe d'acier, nos ancêtres du Moyen Age et de l'Epoque Moderne ont équipé leurs moulins avec des meules taillées dans des roches aux propriétés particulières et provenant de carrières spécifiques, les meulières.

  • Ces meulières ne furent d'abord que de petits carrières alimentant de temps en temps le moulin du village en meules caractérisées par leur médiocrité ; mais, progrès aidant, elles furent peu à peu remplacées par des sites gigantesques, employant des milliers d'ouvriers et expédiant des montagnes de pierres d'excellente qualité jusqu'à l'autre bout de la Terre.

  • C'est grâce à ces entreprises d'ampleur industrielle et grâce au savoir-faire développé par des générations de meuliers que la France est devenue le pays du meilleur pain du monde. Un siècle après leur abandon, les meulières laissent derrière elles des vestiges souvent spectaculaires, avec leurs fronts de taille étirés sur des kilomètres et perçant le sol de rouelles géantes. Elles constituent un patrimoine remarquable de l’histoire du travail et de la vie quotidienne, qu'on s'efforce à présent de protéger et de mettre en valeur.

Alain Belmont

"La Pierre à pain. Les carrières de meules de moulins en France, du Moyen âge à la révolution industrielle"

Presses Universitaires de Grenoble, Grenoble, tome 1 231 p. et tome 2, 332 p.

Prix d'histoire de l'Académie François Bourdon et de la Fondation Arts et Métiers

Lauréats

 

  • Anne-Pauline Sebille, aujourd'hui résidente en Angleterre, a réalisé son Master sous la direction de monsieur Jean-Marie Moine, professeur à l’université François-Rabelais de Tours et spécialiste de l'histoire de la sidérurgie.

  • Partant d’une interrogation succincte : « Que font deux cheminées d’usine au milieu d’un quartier résidentiel ? », l'auteur retrace dans son mémoire le passé industriel d’un quartier tourangeau, situé au bord de la Loire.

  • Trois fabriques ont rythmé la vie de cette banlieue entre 1830 et 1940 : d’abord, deux fours à chaux ; puis, une usine de produits chimiques ; enfin, une fonderie.

  • L’intérêt de ce mémoire est double. D’une part, il retrace les stratégies des différentes entreprises afin d’attirer et de conserver leur clientèle (innovations de procédé, qualité des produits, souci de la santé des ouvriers et gestion du capital). D’autre part, il souligne les bouleversements qui ont affecté la population locale d’un point de vue démographique, environnemental et d’évolution des mentalités.

  • Ce travail permet de découvrir les mutations économiques et sociales engendrées par l’installation d’industries dans un département rural.

Anne-Pauline Sebille

"Portillon, un quartier industriel tourangeau (1830-1940)"

Prix spécial "Jeune chercheur"

 
  • Charles Barthel nous livre un ouvrage qui met en relief les actions des maîtres de forges du Luxembourg face à l'environnement industriel, commercial et diplomatique changeant de l'Europe des années 1920.

  • Comment les patrons d'un petit pays peuvent-ils résister au poids écrasant exercé par leurs voisins? Depuis l'armistice de Rethondes jusqu'à l'expiration du régime des contraintes économiques dictées à Versailles, leur latitude fort restreinte les oblige de s'accommoder des impérialismes français et belge, qu'ils montent cependant habilement les uns contre les autres pour retirer leur épingle du jeu.

  • A partir de 1925, dans une Europe plus équilibrée grâce au retour en force de l'Allemagne, des perspectives plus riantes se dégagent soudain. Le rapprochement germano-luxembourgeois (notamment dans la question sarroise) et la formation de l'Entente Internationale de l'Acier permettent en effet à Emile Mayrisch de trouver une place de choix dans le Locarno sidérurgique. En même temps, le retrait des capitaux français investis au pays ouvre la voie à une collaboration renforcée avec les aciéries wallonnes désormais ralliées à un effort commun de défense contre les concurrents de la Ruhr et de l'Hexagone.

Charles Barthel

"Bras de fer. Les maîtres de forges luxembourgeois, entre les débuts difficiles de l'UEBL et le Locarno sidérurgique des cartels internationaux. 1918-1929"

Editions Saint-Paul, Luxembourg, 683 p

Mention spéciale pour « l'intérêt scientifique de l'histoire de cette période charnière pour l'industrie sidérurgique européenne».

  • Yves Bouvier reçoit son prix des mains de Jacques ClitonAgrégé d’histoire, Yves Bouvier est chargé de cours à l’Université Paris IV depuis septembre 2003. La même année il est nommé chargé de mission Histoire à la Fondation EDF.

  • Dans sa thèse Yves Bouvier retrace l’histoire du groupe industriel et financier de la Compagnie Générale d’Electricité, depuis sa fondation en 1898 jusqu’en 1992. Il montre comment les innovations techniques et organisationnelles (organisations interne et du marché) ont participé au développement de ce grand groupe né comme entreprise d’électricité pour devenir le leader mondial des télécommunications.

  • L’auteur interroge aussi la place de l’Etat dans cette épopée industrielle, en se plaçant à partir de l’entreprise. Il met, notamment, en lumière les passerelles « entre l’évolution de la structure étatique et celle de la C.G.E. ».

Yves BOUVIER

"La Compagnie générale d’électricité :

Un grand groupe industriel et l’Etat.

Technologies, hommes et marchés. 1898-1992."

Université Paris-Sorbonne (Paris IV)

Prix d’histoire de l’Académie François Bourdon et de la Fondation Arts et Métiers

  • Présentation des travaux de Pascal Labreuche par F. LabadensPascal Labreuche est restaurateur de peintures indépendant. Il assure du conseil en conservation-restauration et des expertises des supports toile et châssis des peintures.

  • Partant d’une interrogation sur ce que l’on entend par « préparation commerciale et châssis standard » pour les supports de toile à peindre, Pascal Labreuche retrace dans sa thèse, l’histoire de l’industrialisation de cette filière qu’est la toile à peindre.

  • Ce travail, particulièrement bien conduit, permet de découvrir les mutations de la fabrication professionnalisée de toile à peindre au cours de la première industrialisation.

  • L’auteur met en lumière dans son étude, au-delà d’une histoire des techniques et des entreprises, « les relations entre fabricants, artistes peintres et savants chimistes. »

 

Pascal LABREUCHE

"La toile à peindre à Paris, 1793-1867.

L’industrialisation d’une filière entre tradition et innovation"

Université de Nantes

Faculté des sciences

et des techniques.

Mention spéciale pour « l'originalité et la qualité de son travail »

  • Professeur certifié en histoire-géographie, Florent Le Bot, a soutenu sa thèse qui lui vaut le prix d’histoire François Bourdon à l’Université Paris VIII sous la direction du professeur Michel Margairaz.

  • Dans ses travaux Florent Le Bot montre comment entre 1930 et 1950 la branche du cuir connaît en France un cycle de réaction industrielle. Dans les années 1930, les très nombreuses entreprises françaises de la branche du cuir sont confrontées à la concurrence étrangère, comme celle du groupe Bata. N’ayant pas toujours su s’adapter aux nouvelles méthodes de productions, elles s’organisent pour mettre un frein à cette concurrence. Les organisations professionnelles du cuir, les syndicats et leurs adhérents demandent la restauration des droits de douanes.

  • Mais, faute de parvenir à leurs fins par cette voie, l’auteur démontre comment les différents secteurs de la branche s’enferment dans des logiques « exclusivistes, malthusiennes et corporatistes » qui acclimatent « l’idée d’un rejet de l’autre, sur des critères de nationalité, de religions ou de pseudo-race ». La politique « d’aryanisation » économique appuyée par le gouvernement de Vichy conduit aux mesures de spoliations qui sont perçues par la « famille du Cuir » comme une légitime défense.

Florent Le Bot

"La réaction industrielle, mouvements anti-trust et spoliations antisémites dans la branche du cuir en France (1930-1950)."

Thèse de doctorat

 Université Paris VIII Vincennes-Saint-Denis.

  • Etudiant à l’université de Paris XIII, Aurélien Prévot a réalisé la maîtrise qui lui vaut le prix jeune chercheur sous la direction de madame Florence Bourillon et de monsieur Philippe Boutry.

  • Dans son mémoire de maîtrise Aurélien Prévot montre que l’électrification a permis aux compagnies de chemin de fer, particulièrement celle du Nord, de répondre aux encombrements du trafic. Cette dernière compagnie s’est engagée, dès le dernier tiers du XIXe siècle, sous l’impulsion de l’ingénieur Albert Satriaux, dans une politique active de recherche dans les domaines électriques qui a conduit à de nombreuses innovations et un développement de la Compagnie.

Aurélien Prévot

"Chemin de fer et innovation,  l'électricité dans les gares parisiennes de 1875 à 1914 : l'exemple de la gare du Nord."

Devoir de maîtrise

Université Paris XIII Val-de-Marne.

Lauréats 2004

  • Maître-assistante à l'université de Genève, Nadège SOUGY a soutenu sa thèse qui lui vaut le prix à l'université de Paris I Panthéon-Sorbonne et à l'université de Genève.

  • Avec ce travail, Nadège Sougy apporte un regard tout à fait nouveau sur les exploitations minières en s'intéressant aux travaux « au jour », essentiellement réalisés par les femmes. Au-delà de l'étude, très bien menée, sur ce travail des femmes, l'auteur montre que le charbon est, à l'instar d'autres productions, un produit que l'on construit selon les besoins de la clientèle et de ses utilisations.

  • Le jury souligne que cette très bonne thèse est de surcroît très agréable à lire.

Nadège SOUGY

"Les charbons de la Machine Valorisation et commercialisation des produits d'une houillère nivernaise de 1838 à 1938"

Thèse de doctorat d'histoire

Université de Genève et Université de Paris I, Panthéon-Sorbonne, 830 p.

 
  • Ce travail de maîtrise apporte une réflexion sur le mythe Aristide Bergès, sur ses réseaux et sur le site industriel de Lancey.

  • Ce travail, bien écrit, apporte des promesses pour la suite des études de madame Chérot.

 

Géraldine CHEROT

"De la fabrique de pâte à papier aux papeteries Bergès : l'histoire de l'entreprise et des entrepreneurs Bergès de Lancey 1869-192"

Mémoire de maîtrise d'histoire

Université Pierre Mendès-France Grenoble II, 115 p.

 

En 2004, exceptionnellement, le jury a décidé d'attribuer une « mention spéciale avec encouragement à la publication » à Cyrille FOASSO

  • Cyrille Foasso est ingénieur INSA-Lyon.

  • Avec cette thèse l'auteur apporte un regard nouveau sur la sûreté nucléaire qui, sous sa plume, devient un sujet compréhensible par tous. Loin de la langue de bois, Cyrille Foasso appréhende « l'histoire de l'évolution des conceptions de la sécurité dans le domaine technique ».

  • Comme le souligne l'auteur, « le choix de l'électronucléaire était d'autant plus indiqué que, outre son potentiel de danger considérable, à la différence de tous les autres développements industriels passés, la sécurité avait été une priorité affichée dès le début par les scientifiques qui développèrent cette nouvelle forme d'énergie. »

 

Cyrille FOASSO

"Histoire de la sûreté de l'énergie nucléaire civile en France (1945-2000)"

Thèse de doctorat d'histoire

Université Lumière-Lyon II, 1001p.

Prix 2003

Cérémonie de remise du prix

  • Ingénieur de l'Ecole Centrale de Paris et docteur en mécanique des sols de l'Université de Grenoble, Jean-Louis Bordes a traité en tant qu'ingénieur puis chef de projet ou expert, de nombreux problèmes de conception et de supervision de travaux relatifs à des barrages, canaux et fondations de grands ouvrages en Amérique du Sud, Asie, Australie, Afrique du Nord et France.

  • Sa thèse a été remarquée pour sa précision et son érudition : "La longue durée était nécessaire pour faire apparaître les constantes et les évolutions dans la construction des barrages. Le barrage est pris ici comme un objet technique, lui-même placé dans un environnement, dans un jeu de compétences et de politiques. Les acteurs et les lieux (le chantier) sont analysés. La démarche de terrain est convaincante parce qu'elle s'articule avec des dépouillement d'archives considérables.

 

Jean-Louis Bordes

"Mobilisation et régularisation des ressources en eau ; les barrages-réservoirs du milieu du XVIIIe siècle en France"

Thèse de doctorat d'histoire

Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

Prix 2002

Yves Cohen

  • Maître de conférence à l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, Yves Cohen a publié l'ouvrage qui lui vaut aujourd'hui d'être lauréat du prix François Bourdon aux Annales Littéraires de l'Université de Franche-Comté en 2001.

  • " Travail époustouflant ", pour reprendre l'avis d'un des membres du jury. Avec cet ouvrage, Yves Cohen renouvelle l'historiographie des pratiques d'organisation industrielle et de l'introduction du taylorisme en France.

  • Pour cette étude, l'auteur s'est appuyé sur les archives d'Ernest Mattern, ingénieur Arts et Métiers, qui fut directeur technique et directeur des usines Peugeot de 1917 à 1922 puis de 1928 à 1943. Outre les dossiers conservés par l'ingénieur, ces archives contiennent aussi une autobiographie professionnelle rédigée en 1941 et destinée à ses collègues de chez Peugeot.

  • Conscient des limites de ce type de source, Yves Cohen a su écrire avec un brio extraordinaire une histoire intellectuelle de l'organisation du travail.

Yves COHEN

"Organiser à l'aube du taylorisme. La pratique d'Ernest Mattern chez Peugeot, 1906-1919."

Presses universitaires franc-comtoises, Besançon, 2001, 490 p.

Prix 2002

Jean-Philippe Passaqui

  • Agrégé d'histoire, Jean Philippe Passaqui a soutenu la thèse qui lui vaut aujourd'hui la mention spéciale du jury en décembre 2001 à l'université de Bourgogne.

  • Beau travail, qui aborde un aspect rarement entrevu de l'histoire industrielle, la thèse de Jean-Philippe Passaqui pose la question de l'approvisionnement en minerai et en charbon de l'entreprise Schneider de 1836 au lendemain de la seconde guerre mondiale.

  • Importante pour la connaissance des ressources, cette thèse contribue à l'histoire de la géologie minière. Elle éclaire la question centrale de l'évaluation, en quantité et en qualités, de ces ressources par l'entreprise, à mesure que la science pratique progresse.

  • Cette thèse présente aussi d'une façon nuancée et neuve le rapport entre déterminisme géologique et améliorations techniques qui autorisent de nouveaux usages d'une matière première. La longue durée permet de rendre compte de ces évolutions.

  • Jean-Philippe Passaqui montre bien aussi que les Schneider ont eu une politique d'exploitation moins économe, moins soucieuse d'avenir que celle des compagnies minières, même s'ils ont progressivement appris à ménager les ressources.

  • La question des transports dominera longtemps le sujet. On s'aperçoit ainsi que la navigation fluviale ou par voie de canaux est lente, aléatoire. Elle oblige à un stockage de précaution, coûteux en argent et en espace.

Jean-Philippe PASSAQUI

"Intégration vers l'amont, politique d'approvisionnement en matières premières minérales et combustibles fossiles solides, au sein des établissements Schneider et Cie du Creusot, de 1836 à 1946"

Thèse de doctorat d'histoire

Université de Bourgogne, 2001, 848 p. + un CD Rom.

 
  • Agrégé d’histoire, Nicolas Marty a soutenu en décembre 2000 la thèse qui lui vaut aujourd’hui d’être lauréat du prix d’histoire François Bourdon.

  • D’un très bon niveau scientifique, ce travail présente une histoire d’entreprise presque globale.

  • A partir des événements des années 1990 qui ont marqué la source Perrier (l’affaire de la découverte de benzène dans les bouteilles et le retrait de la vente de l’ensemble des bouteilles en circulation ; feuilleton des OPA d’Agnelli puis de Nestlé), l’auteur s’interroge notamment sur la combativité " débridée, l’attachement viscéral " du personnel à l’entreprise, qui va bien au-delà de la simple défense de l’emploi.

  • Au-delà, l’auteur étudie les origines de la notoriété " extraordinaire " de la marque Perrier, les éléments qui ont permis de faire de cette société languedocienne un des plus puissants groupes européens de l’agro-alimentaire.

  • Dans sa thèse, Nicolas Marty souligne combien la culture d’entreprise et l’identité ouvrière ont joué un rôle extrêmement important pour le développement et la notoriété de Perrier, aujourd’hui entre les mains de la multinationale suisse Nestlé. Outre l’excellence de la démarche historique, les membres du jury soulignent à l’unanimité la qualité de rédaction de cette thèse, qui la rend très agréable à lire.

Nicolas MARTY

"Histoire d’une grande entreprise en Languedoc. La source Perrier et son personnel (1903-1990)"

Thèse de doctorat d’histoire

Université de Perpignan

888 p.

Jacques Desandrouin (1682-1761), propriétaire des mines d'Anzin

  • Yann Caron a réalisé cette maîtrise d’histoire moderne sous la direction de Didier Terrier.

  • Ce travail a séduit les membres du jury à la fois pour son aspect novateur et pour la qualité de la rédaction.

  • Ainsi que le défini l’auteur lui même l’objet de ce mémoire porte sur l’étude " d’une rencontre entre des entrepreneurs, qui misent sur les richesses potentielles du sous-sol à un moment où le marché devient très porteur, et un état industrialiste, soucieux de concilier réglementation et encouragements à l’initiative dans ce domaine ".

Yann CARON

"La Ruée vers le charbon et le fer"

Mémoire de maîtrise

Université de Valenciennes et du Hainaut-Cambrésis, 186 p

  • Physicienne (thèse de 3e cycle en physique obtenue en 1971), Nicole Chézeau a soutenu en 1999 sa thèse en histoire des sciences et techniques qui lui vaut aujourd'hui d'être lauréate du prix d'histoire François Bourdon. Elle est aujourd'hui maître de Conférence en histoire des techniques à l'Université de Haute Alsace à Strasbourg.

  • Sa thèse présente une histoire comparative internationale de l'émergence de la métallurgie physique au tournant du siècle, incluant les divers facteurs scientifiques, techniques, industriels et humains qui ont modelé ses débuts.

  • D'un niveau scientifique très bon, ce travail novateur, présente une belle synthèse sur les débuts de la métallurgie physique. Ecrite dans un style sobre, cette thèse fixe un objet clair: "préciser quand, comment, où grâce à qui... la métallurgie physique s'est structurée comme science autonome ".

  • L'étude comparative internationale, permet à Nicole Chézeau de montrer d'une manière très pertinente la capacité des savants à se rencontrer, à se faire passer les idées et à diffuser le savoir.

  • Le jury souligne la place accordée à l'humain qui fait de cette thèse une excellente approche historique de l'histoire des sciences.

Nicole Chézeau

"L'émergence d'un nouveau domaine scientifique au tournant du XXe siècle : la métallurgie physique. Une perspective internationale."

Thèse de doctorat en histoire des Sciences et des Techniques

Université de Nantes, 1999

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  • Aujourd'hui détentrice d'un DESS de l'université d'Angers (diplôme d'études supérieures spécialisées) en "Histoire et métiers des archives", Elisabeth Bühlmann a soutenu, en 1997, sa maîtrise d'histoire sous la direction conjointe des professeurs Michel HAU et William SHEA à l'université Marc Bloch de Strasbourg.

  • Soulignant la belle écriture de l'ouvrage, le jury récompense cette maîtrise pour l'originalité du sujet qui permet notamment de découvrir la saga encore trop méconnue des Siemens.

  • Elisabeth Bühlmann a réussi, à travers l'histoire de la construction de la ligne télégraphique reliant l'Occident à l'Orient, une humanisation de la technique.

  • Au-delà de l'histoire technique, cet ouvrage est aussi une histoire d'hommes. Le sujet aurait incontestablement plu à Jules Verne!

Elisabeth Bühlmann

"La ligne Siemens. La construction du télégraphe indoeuropéen 1867-1870."

Editions Peter Lang, Bern, 1999, 165 p.

  • Le jury souligne la grande lisibilité de l'ouvrage, et plus encore son aspect novateur dans la recherche historique. Effectivement, les auteurs défendent avec brio la thèse d'un développement industriel fort et précoce à Marseille lié à l'émergence de la machine à vapeur et ce dès les premières années de la Monarchie de Juillet. Contrairement aux affirmations d'une historiographie ancienne, Marseille, grande cité commerciale apparaît comme une cité industrielle française de premier plan dès les années 1830.

Xavier Daumalin

Marcel Courdurié

"Vapeur et révolution industrielle à Marseille."

Editions de la Chambre de Commerce et d'Industrie de Marseille-Provence.

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