François Bourdon - 1797 / 1865

  • François BOURDON est issu d'une famille de notables mâconnais liés à la navigation sur la Saône et au commerce des grains. Très jeune, il manifeste le goût de la mécanique. Associé aux affaires de son père, il utilise la machine à vapeur de la minoterie paternelle pour se lancer dans la construction de bateaux pour la navigation sur la Saône.

  • En 1827 il est engagé au Creusot. Mais la faillite de l'entreprise, en 1833, le conduit à s'expatrier. Il arrive en Amérique, avec " sa règle à calcul et un dictionnaire d'anglais ". Embauché à New-York dans un chantier de construction navale, il devient en quelques mois contremaître, dessinateur puis ingénieur. Il visite fleuves et lacs où la navigation à vapeur est en pleine expansion, en avance sur l'Europe. Il se voit offrir des postes enviables, mais sa santé le conduit à quitter le Nouveau Continent. Il s'arrête à Liverpool pour travailler sur des chantiers de construction navale. C'est alors que les frères Schneider, qui viennent de reprendre Le Creusot, lui offrent de prendre la tête de l'atelier de construction mécanique où il arrive en mars 1837.

Marteau-pilon

  • Définition : machine-outil de forge fonctionnant à la vapeur.

  • "...la machine se compose d'un cylindre à vapeur à simple effet avec un piston dont la tige traverse le fond par une boîte à étoupe, pour être fixée à un mouton auquel on peut adapter les différents marteaux et étampes en usage dans les grandes forges. Ce cylindre est monté sur une charpente en fonte qui sert de coulisse au mouton." - François Bourdon - 1841 - Demande de brevet

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  • L'activité de François Bourdon est concentrée sur les différentes applications de la vapeur, particulièrement pour la navigation fluviale et maritime. C'est pour pouvoir fabriquer les grosses pièces des machines pour la Marine Royale qu'il invente et met au point le marteau-pilon.

  • C'est sous sa direction que se développe, dès 1838, la fabrication des locomotives.

  • Homme modeste et simple, il était si estimé de la population creusotine qu'à la Révolution de 1848, il y eut presque une émeute pour le pousser à poser sa candidature à l'Assemblée Constituante. Il fut élu avec 97% des voix. Député sans vocation et sans enthousiasme, il se montre consciencieux, soucieux de mériter " ses vingt-cinq francs " mais jette un regard lucide sur l'inefficacité des débats parlementaires. A la fin de son mandat en mai 1849, il reprit, sans regrets, ses fonctions au Creusot.

  • En 1852, il quitte le Creusot pour prendre la direction technique des Forges et Chantiers de la Méditerranée à Marseille. Dans cet établissement il continue à s'occuper de machines marines en y apportant son esprit d'invention.

  • Frappé d'une attaque d'apoplexie en 1860 qui le laisse paralysé du bras droit, il continue à travailler en écrivant et dessinant de la main gauche, jusqu'à sa mort en 1865.

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