• Prix François Bourdon – Nicole CHÉZEAU :« L’émergence d’un nouveau domaine scientifique au tournant du XXe siècle : la métallurgie physique. Une perspective internationale. »Thèse de doctorat en histoire des Sciences et des Techniques – Université de Nantes, 1999.

Physicienne (thèse de 3e cycle en physique obtenue en 1971), Nicole Chézeau a soutenu en 1999 sa thèse en histoire des sciences et techniques qui lui vaut aujourd’hui d’être lauréate du prix d’histoire François Bourdon. Elle est aujourd’hui maître de Conférence en histoire des techniques à l’Université de Haute Alsace à Strasbourg.
Sa thèse présente une histoire comparative internationale de l’émergence de la métallurgie physique au tournant du siècle, incluant les divers facteurs scientifiques, techniques, industriels et humains qui ont modelé ses débuts.
D’un niveau scientifique très bon, ce travail novateur, présente une belle synthèse sur les débuts de la métallurgie physique. Ecrite dans un style sobre, cette thèse fixe un objet clair: « préciser quand, comment, où grâce à qui… la métallurgie physique s’est structurée comme science autonome ».
L’étude comparative internationale, permet à Nicole Chézeau de montrer d’une manière très pertinente la capacité des savants à se rencontrer, à se faire passer les idées et à diffuser le savoir.
Le jury souligne la place accordée à l’humain qui fait de cette thèse une excellente approche historique de l’histoire des sciences.

 

  • Prix Jeune chercheur – Elisabeth BÜHLMANN :« La ligne Siemens. La construction du télégraphe indoeuropéen 1867-1870. »Editions Peter Lang, Bern, 1999, 165 pages.

Aujourd’hui détentrice d’un DESS de l’université d’Angers (diplôme d’études supérieures spécialisées) en « Histoire et métiers des archives », Elisabeth Bühlmann a soutenu, en 1997, sa maîtrise d’histoire sous la direction conjointe des professeurs Michel HAU et William SHEA à l’université Marc Bloch de Strasbourg.
Soulignant la belle écriture de l’ouvrage, le jury récompense cette maîtrise pour l’originalité du sujet qui permet notamment de découvrir la saga encore trop méconnue des Siemens.
Elisabeth Bühlmann a réussi, à travers l’histoire de la construction de la ligne télégraphique reliant l’Occident à l’Orient, une humanisation de la technique.
Au-delà de l’histoire technique, cet ouvrage est aussi une histoire d’hommes. Le sujet aurait incontestablement plu à Jules Verne!