• Prix François Bourdon – Nicolas MARTY :« Histoire d’une grande entreprise en Languedoc. La source Perrier et son personnel (1903-1990). »Thèse de doctorat d’histoire – Université de Perpignan – 888 pages.

Agrégé d’histoire, Nicolas Marty a soutenu en décembre 2000 la thèse qui lui vaut aujourd’hui d’être lauréat du prix d’histoire François Bourdon.
D’un très bon niveau scientifique, ce travail présente une histoire d’entreprise presque globale.
A partir des événements des années 1990 qui ont marqué la source Perrier (l’affaire de la découverte de benzène dans les bouteilles et le retrait de la vente de l’ensemble des bouteilles en circulation ; feuilleton des OPA d’Agnelli puis de Nestlé), l’auteur s’interroge notamment sur la combativité  » débridée, l’attachement viscéral  » du personnel à l’entreprise, qui va bien au-delà de la simple défense de l’emploi.
Au-delà, l’auteur étudie les origines de la notoriété  » extraordinaire  » de la marque Perrier, les éléments qui ont permis de faire de cette société languedocienne un des plus puissants groupes européens de l’agro-alimentaire.
Dans sa thèse, Nicolas Marty souligne combien la culture d’entreprise et l’identité ouvrière ont joué un rôle extrêmement important pour le développement et la notoriété de Perrier, aujourd’hui entre les mains de la multinationale suisse Nestlé. Outre l’excellence de la démarche historique, les membres du jury soulignent à l’unanimité la qualité de rédaction de cette thèse, qui la rend très agréable à lire.

 

  • Prix Jeune chercheur – Yann CARON :« La Ruée vers le charbon et le fer. »Mémoire de maîtrise – Université de Valenciennes et du Hainaut-Cambrésis, 186 pages.

Yann Caron a réalisé cette maîtrise d’histoire moderne sous la direction de Didier Terrier.
Ce travail a séduit les membres du jury à la fois pour son aspect novateur et pour la qualité de la rédaction.
Ainsi que le défini l’auteur lui même l’objet de ce mémoire porte sur l’étude « d’une rencontre entre des entrepreneurs, qui misent sur les richesses potentielles du sous-sol à un moment où le marché devient très porteur, et un état industrialiste, soucieux de concilier réglementation et encouragements à l’initiative dans ce domaine ».